Diplomatie culturelle

Assilah, la culture pour destin, le dialogue pour horizon

De ses premières fresques en 1978 à sa 47ᵉ édition, Assilah a construit une expérience culturelle singulière, où l’art réinvente la ville, où la pensée nourrit la diplomatie et où le dialogue entre les civilisations devient un levier de développement.

Il est des villes dont le rayonnement ne se mesure ni à l’étendue de leur territoire ni à leur poids démographique, mais à leur capacité à produire des idées, à susciter des rencontres et à inscrire leur nom dans la conscience culturelle internationale. Assilah appartient à cette catégorie singulière. Sur cette façade atlantique du Maroc, où les remparts chargés d’histoire contemplent l’océan, la culture a progressivement cessé d’être un simple événement pour devenir une vocation, une identité et un véritable projet de société.

Lorsque le Moussem culturel international d’Assilah voit le jour en 1978, son ambition dépasse largement l’organisation d’une manifestation artistique saisonnière. Il s’agit d’imaginer une autre relation entre la ville et la création, entre le patrimoine et la modernité, entre les habitants et leur environnement. Près d’un demi-siècle plus tard, cette intuition fondatrice a donné naissance à une expérience marocaine de dimension internationale, où se croisent artistes, écrivains, intellectuels, responsables politiques et diplomates autour d’une conviction commune : la culture peut transformer durablement les territoires autant que les esprits.

À l’origine de cette aventure figurent Mohamed Benaïssa et l’artiste peintre Mohamed Melehi, accompagnés notamment de la chercheuse et critique d’art Toni Maraini et de l’Association culturelle Al Mouhit. Leur démarche repose sur une idée aussi simple qu’ambitieuse : redonner à Assilah son éclat architectural et sa vitalité culturelle en associant directement sa population à une dynamique de création et de renouveau.

Le choix même du terme « Moussem », profondément enraciné dans les traditions marocaines, exprime cette volonté d’inscrire la manifestation dans une culture de la participation collective. L’art ne devait plus être réservé aux galeries ou aux cercles spécialisés. Il devait investir les rues, habiter les places publiques, dialoguer avec les façades de la médina et devenir accessible à tous.

Ainsi naissent les célèbres peintures murales d’Assilah, qui transforment progressivement les murs de la cité en une immense galerie à ciel ouvert. Loin de se limiter à une opération d’embellissement urbain, cette initiative inaugure une nouvelle manière de penser l’espace public. La ville devient simultanément support de création, lieu de rencontre et patrimoine vivant, où les artistes venus d’horizons différents inscrivent leur sensibilité au contact de l’histoire locale.

Cette démarche porte en elle une dimension profondément démocratique : elle rapproche l’art des habitants et leur permet de se réapproprier leur cadre de vie. Elle contribue également à construire une identité visuelle propre à Assilah, devenue au fil des années l’une de ses signatures les plus reconnaissables.

Mais le génie de cette expérience réside précisément dans sa capacité à ne pas s’enfermer dans sa vocation artistique initiale.

À mesure que le Moussem prend de l’ampleur, Assilah s’impose comme un lieu de réflexion sur les grandes mutations du monde arabe, de l’Afrique et des relations internationales, sans jamais renoncer à son attachement à la littérature, à la poésie et aux arts plastiques. La création de l’Université d’été Al Mouatamid Ibn Abbad, décidée à la suite d’une rencontre maroco-espagnole en 1984, consolide cette orientation intellectuelle et ouvre de nouvelles perspectives au dialogue entre les deux rives de la Méditerranée et les différentes régions du monde.

La constitution de la Fondation du Forum d’Assilah en 1997 marque une autre étape décisive. Le projet acquiert alors une assise institutionnelle destinée à garantir sa continuité, à élargir ses activités et à préserver l’esprit de ses fondateurs.

Au-delà des rendez-vous successifs, cette évolution révèle l’une des contributions majeures d’Assilah au paysage culturel marocain : avoir démontré que la centralité intellectuelle n’est pas nécessairement l’apanage des grandes métropoles. Une petite ville peut devenir un foyer de rayonnement international lorsqu’elle dispose d’une vision, d’institutions durables et d’une capacité à fédérer les énergies créatrices.

En accueillant des personnalités venues d’Afrique, du monde arabe, d’Europe, d’Asie et des Amériques, Assilah offre ainsi une illustration éloquente de la capacité de la culture marocaine à favoriser la rencontre entre des sensibilités, des traditions et des visions du monde différentes.

Cependant, la portée véritable de cette expérience ne saurait être appréciée uniquement à travers le prestige de ses invités ou l’envergure de ses rencontres internationales. Elle réside également dans le rapport singulier que le Moussem entretient avec les habitants de la ville.

Plusieurs générations ont grandi au contact des artistes travaillant sur les murs de leur quartier, des poètes déclamant leurs textes et des intellectuels débattant de l’avenir du monde dans des lieux devenus familiers. Cette proximité a progressivement fait de la culture une composante de la vie quotidienne et de l’identité collective d’Assilah.

Les fresques qui se succèdent sur les façades de la médina ne constituent donc pas de simples ornements. Elles témoignent de l’accumulation d’une mémoire artistique collective, constamment renouvelée par les générations de créateurs qui participent au Moussem.

La 47ᵉ édition, entre fidélité à l’héritage et impératif de renouvellement

La 47ᵉ édition du Moussem culturel international d’Assilah, déployée en 2026 à travers trois sessions, printanière, estivale et automnale, revêt une signification particulière. Elle intervient à un moment charnière de l’histoire de cette manifestation, désormais confrontée à une double responsabilité : préserver un héritage exceptionnel et préparer les conditions de son renouvellement.

La disparition de Mohamed Benaïssa, le 28 février 2025, a ouvert un nouveau chapitre pour la Fondation du Forum d’Assilah. Avec l’héritage artistique de Mohamed Melehi, celui de Benaïssa constitue le socle intellectuel, culturel et humain sur lequel s’est construite cette expérience. La nomination du journaliste et écrivain Hatem Bettioui au poste de secrétaire général de la Fondation, en mars 2025, inscrit désormais l’institution dans une phase où la continuité doit nécessairement s’accompagner d’une réflexion sur l’avenir.

Car la pérennité des grandes initiatives culturelles ne dépend pas uniquement du génie de leurs fondateurs. Elle repose aussi sur la capacité des institutions qu’ils ont créées à transmettre leur vision, à consolider leurs acquis et à inventer les instruments de leur développement après leur disparition.

Pour Assilah, l’enjeu consiste précisément à conserver la philosophie originelle du Moussem, fondée sur la culture comme instrument de développement et de dialogue, tout en répondant aux nouvelles attentes des artistes, des intellectuels et des générations montantes.

La session printanière, organisée du 27 mars au 12 avril 2026, a donné une première illustration de cette volonté de continuité. Consacrée principalement aux arts plastiques, elle a accueilli des ateliers de gravure, de lithographie et de peinture, réunissant quatorze artistes marocains et étrangers, venus notamment de Bahreïn, d’Espagne, de Syrie, d’Italie et de Grande-Bretagne.

L’exposition « Les 25 plasticiens des saisons d’Assilah » a, quant à elle, rassemblé les œuvres réalisées par vingt-cinq artistes au cours de l’année précédente, témoignant de la diversité des démarches artistiques et de la continuité de la production créative.

Cette session a également réservé un hommage à la regrettée plasticienne marocaine Najoua Haitami, en reconnaissance de sa contribution aux différentes éditions du Moussem.

L’attention accordée aux jeunes générations constitue un autre volet significatif de cette programmation. Plus de soixante-dix enfants, âgés de huit à seize ans, ont ainsi bénéficié d’ateliers d’expression littéraire et d’écriture créative. Une initiative qui rappelle qu’aucune politique culturelle ne peut prétendre à la durabilité sans investir dans la découverte et l’épanouissement des talents de demain.

La session estivale, organisée du 28 juin au 5 juillet 2026, a renoué avec l’une des traditions emblématiques du Moussem : l’atelier de peinture murale, institué dès 1978.

En réunissant des artistes ayant participé aux premières étapes de cette aventure et des créateurs appartenant à des générations plus récentes, elle a permis de prolonger un dialogue artistique engagé depuis près d’un demi-siècle.

Le colloque consacré aux fresques d’Assilah et à la construction d’une identité visuelle de la ville a, pour sa part, ouvert une réflexion sur les relations entre création artistique, patrimoine architectural et espace urbain. Parallèlement, l’exposition « Assilah à l’ombre de ses couleurs », réunissant les œuvres de vingt-huit artistes de la ville, a rappelé l’importance de l’ancrage local d’une manifestation dont la notoriété dépasse désormais largement les frontières nationales.

Ce dialogue permanent entre héritage et création, ouverture internationale et enracinement territorial, constitue précisément l’une des particularités les plus fécondes du projet d’Assilah.

L’automne 2026, au carrefour des grandes interrogations contemporaines

Prévue du 2 au 18 octobre 2026, la session automnale vient couronner cette programmation annuelle par un ensemble de rencontres consacrées aux grands enjeux intellectuels, géopolitiques, littéraires et artistiques contemporains.

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, organisée en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et le Conseil communal d’Assilah, elle réunira plus de quatre cents personnalités issues des univers de la diplomatie, de la pensée, de la culture, des arts et des médias.

Au-delà de la diversité de ses manifestations, l’édition automnale témoigne de la volonté du Moussem de maintenir un dialogue fécond entre la réflexion intellectuelle et les grandes transformations du monde.

Les thématiques retenues accordent notamment une place centrale à l’Afrique et au monde arabe, deux espaces confrontés à des mutations profondes dont les implications dépassent largement leurs frontières géographiques.

Le colloque consacré aux « Enjeux énergétiques et hydriques en Afrique et aux projets stratégiques : vers une nouvelle géopolitique », prévu les 2 et 3 octobre, aborde deux problématiques devenues indissociables des perspectives de développement et de stabilité du continent africain.

L’eau et l’énergie ne relèvent plus exclusivement de considérations techniques ou sectorielles. Leur disponibilité, leur gestion et leur répartition influencent directement les choix économiques, les équilibres géopolitiques, les politiques d’aménagement du territoire et les relations entre États.

Dans un contexte marqué par l’accélération des changements climatiques, la pression démographique et l’augmentation des besoins énergétiques, ces deux ressources occupent désormais une place stratégique dans la réflexion sur l’avenir africain.

En les plaçant au cœur de son programme, Assilah entend favoriser une confrontation constructive des expertises et des visions, susceptible d’éclairer les possibilités de coopération régionale et les transformations géopolitiques qui se dessinent sur le continent.

La même ambition intellectuelle traverse le colloque intitulé « Le monde arabe à l’horizon 2030 : défis, mutations et perspectives », programmé les 10 et 11 octobre.

À l’heure où les sociétés arabes connaissent des transformations économiques, technologiques et sociales rapides, la réflexion sur leur avenir suppose de dépasser l’approche immédiate des événements pour interroger les tendances de fond qui façonneront les prochaines décennies.

Diversification économique, mutations du marché du travail, évolution des modèles de développement, progrès technologiques, aspirations sociales et nouvelles formes de coopération régionale constituent autant de dimensions qui invitent à repenser les perspectives d’avenir de cet espace.

L’intérêt de telles rencontres réside dans leur capacité à prendre de la distance avec l’actualité immédiate pour ouvrir des horizons de réflexion plus larges. Assilah demeure ainsi fidèle à sa vocation de lieu où les idées peuvent circuler au-delà des urgences politiques et des cloisonnements disciplinaires.

Toutefois, la réflexion géopolitique ne saurait éclipser ce qui constitue l’âme première du Moussem : la création artistique et littéraire, la transmission intellectuelle et la reconnaissance des personnalités qui ont enrichi son histoire.

La session automnale rendra ainsi hommage à Toni Maraini à travers un colloque organisé les 5 et 6 octobre autour du thème « Toni Maraini et la scène des arts plastiques au Maroc ».

Ce choix possède une forte valeur symbolique. Étroitement associée aux premières années du Moussem, Toni Maraini a contribué à l’élaboration de sa conception artistique et à l’ouverture d’Assilah sur les courants de la création contemporaine.

Lui consacrer une rencontre revient à interroger une partie essentielle de la mémoire du Moussem, mais également à rappeler le rôle des échanges intellectuels et artistiques dans la constitution du paysage culturel marocain moderne.

La littérature occupera, elle aussi, une place privilégiée. L’écrivain tunisien Hassouna Mosbahi sera célébré le 15 octobre lors d’une rencontre intitulée « Voyage à travers les expressions et les lieux », tandis que l’écrivain marocain Moubarak Rabi sera à l’honneur, le 13 octobre, dans le cadre de la Tente de la créativité, autour du thème « L’authenticité de l’écrivain et les chemins de l’écriture ».

Ces rendez-vous illustrent la volonté de mettre en dialogue les expériences littéraires arabes, d’explorer la diversité de leurs formes d’expression et de reconnaître la contribution des écrivains à la compréhension des sociétés contemporaines.

La poésie conservera également une présence importante avec la quatrième Rencontre poétique, prévue le 16 octobre, qui s’intéressera aux transformations de l’écriture poétique arabe, à la pluralité de ses formes et à ses interactions avec les nouveaux médias.

Elle sera suivie, le 17 octobre, de la huitième édition du Prix Buland Al-Haidari, destiné aux jeunes poètes arabes.

En associant la reconnaissance des parcours confirmés à la promotion des nouvelles voix, Assilah réaffirme une conception de la culture fondée sur la transmission, mais également sur la nécessité d’accompagner les évolutions de la création littéraire.

Les séances de signature d’ouvrages apporteront une autre dimension au programme en accueillant des œuvres situées à la croisée de l’expérience politique, de la mémoire et de la fiction.

Parmi les publications présentées figure « Le temps de la transition tranquille : récit de la transition diplomatique en Mauritanie », de l’ancien Premier ministre mauritanien Sidi Mohamed Ould Boubacar, aux côtés de « Récits au bord de l’eau : Assilah, la maison, les proches et les passants », de l’écrivain et journaliste libanais Ismaïl Haïdar, ainsi que du roman « Les tissus du chaos », de l’écrivain et journaliste marocain Driss Ksikes.

Cette diversité éditoriale reflète l’étendue des préoccupations que le Moussem entend embrasser, depuis les expériences liées à la gestion des affaires publiques jusqu’aux écritures qui interrogent le rapport à la ville, à la mémoire et aux transformations humaines.

Les arts plastiques demeureront naturellement au centre de cette programmation, à travers des ateliers de gravure, de peinture et de lithographie, ainsi qu’une exposition consacrée aux artistes marocains Mohamed Mourabiti et Younès El Kharraz à la Galerie Mohamed Benaïssa des beaux-arts.

Une exposition photographique dédiée au regretté Mohamed Benaïssa, organisée au Palais de la culture, viendra enrichir cette programmation, aux côtés des créations des talents du Moussem et des spectacles musicaux prévus à l’Espace Mohamed Benaïssa de la culture et des arts, au sein de la Bibliothèque Prince Bandar Ben Sultan.

La diplomatie culturelle, une autre manière de rapprocher les peuples

L’expérience d’Assilah possède une dimension qui dépasse la seule organisation de manifestations culturelles. Elle contribue, à sa manière, au rayonnement de la diplomatie culturelle marocaine en faisant de la rencontre intellectuelle et artistique un instrument de rapprochement entre les peuples.

En accueillant des personnalités appartenant à des traditions intellectuelles, à des sensibilités culturelles et à des espaces géographiques différents, la ville offre un cadre de dialogue qui échappe aux rigidités habituellement associées aux relations officielles entre États.

Sa singularité tient précisément à cette capacité à créer les conditions d’une rencontre où les échanges humains précèdent parfois les convergences institutionnelles, où les idées circulent librement et où la diversité des expériences devient une source d’enrichissement réciproque.

La culture ne se substitue ni à la diplomatie traditionnelle ni aux relations économiques. Elle leur apporte une dimension complémentaire, susceptible de favoriser la compréhension mutuelle, de rapprocher les sociétés et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération.

Cette vocation internationale soulève toutefois une interrogation essentielle : comment faire en sorte que le rayonnement du Moussem se traduise durablement dans la vie de la cité qui l’accueille ?

La réussite d’une manifestation de cette envergure ne peut se mesurer exclusivement au nombre de ses participants, à la notoriété de ses invités ou à l’importance des débats qu’elle organise. Elle doit également s’apprécier à l’aune de sa capacité à associer les habitants à son développement, à accompagner les aspirations de sa jeunesse, à préserver son patrimoine et à faire émerger des espaces permanents de création et de transmission.

L’enjeu est désormais de prolonger les acquis du Moussem au-delà de ses rendez-vous annuels, afin que son rayonnement international s’accompagne d’effets durables sur la vie culturelle, sociale et économique de la ville. La formation artistique, l’accompagnement des jeunes talents, la valorisation des métiers liés à la création et l’élargissement de l’accès aux activités culturelles constituent autant de perspectives qui pourraient contribuer à renforcer l’ancrage territorial de cette expérience.

Cette réflexion est d’autant plus importante qu’Assilah entre dans une nouvelle étape de son histoire. Entre l’héritage façonné par la génération fondatrice et les responsabilités qui incombent désormais à ses successeurs, la Fondation du Forum d’Assilah se trouve devant la nécessité de conjuguer fidélité à sa vocation première et adaptation aux transformations contemporaines.

Préserver l’identité du Moussem ne signifie pas figer ses formes d’expression ni reproduire indéfiniment ses méthodes. Le renouvellement des pratiques artistiques, l’évolution des attentes des publics et l’émergence de nouveaux espaces de création imposent au contraire une réflexion permanente sur les moyens de faire vivre cet héritage.

Les mutations technologiques qui transforment les modes de production et de diffusion de la culture constituent, à cet égard, de nouvelles possibilités de dialogue avec les générations montantes et les publics internationaux. Elles invitent également à repenser les rapports entre patrimoine, création contemporaine et participation citoyenne, sans perdre de vue ce qui fait la singularité d’Assilah : la proximité entre les artistes, les habitants et l’espace urbain.

L’avenir de cette expérience repose ainsi sur un équilibre essentiel entre mémoire et innovation, enracinement local et ouverture internationale, fidélité à une vision fondatrice et capacité à accueillir de nouvelles sensibilités.

Au fil de près d’un demi-siècle, Assilah a démontré que les villes ne construisent pas leur place dans le monde à travers leur seul patrimoine architectural ou leur position géographique. Elles peuvent également se distinguer par les idées qu’elles produisent, les rencontres qu’elles favorisent et la place qu’elles accordent à la création dans leur développement.

En transformant ses murs en œuvres d’art, ses espaces historiques en lieux de réflexion et ses enfants en acteurs de la création, Assilah a progressivement fait de la culture une composante indissociable de son identité et de son avenir.

C’est précisément le sens profond de cette 47ᵉ édition : rappeler que la véritable portée d’un projet culturel ne réside pas seulement dans l’intérêt qu’il suscite pendant quelques jours, mais dans l’empreinte qu’il laisse après le départ de ses invités, dans les idées qui poursuivent leur chemin, dans les talents auxquels il permet de s’exprimer et dans les liens humains qu’il contribue à faire naître.

Depuis 1978, Assilah n’a jamais cessé d’écrire son histoire avec le monde. Celle d’une ville qui a choisi la culture comme voie de développement et fait du dialogue un horizon permanent de son renouvellement.

 

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